Un faux pape reconnu comme vrai peut-il transmettre la juridiction à de véritables évêques ? L’error communis, le titulus coloratus, le papa putativus et la continuité de la hiérarchie catholique Introduction La question fondamentale : Si l’homme qui occupe matériellement le Siège romain n’est pas le véritable Pontife Romain, mais est néanmoins universellement reconnu comme tel, ses actes juridictionnels peuvent-ils bénéficier de la suppléance ? Et, surtout, peut-il ainsi constituer une véritable succession d’évêques possédant une juridiction ordinaire ? La question est capitale pour toute ecclésiologie qui soutient une vacance prolongée du Siège apostolique. Il ne suffit pas de montrer que certains prêtres ou évêques peuvent accomplir des actes valides en vertu de l’error communis. Il faut expliquer où se trouve aujourd’hui une hiérarchie juridictionnelle véritable. L’hypothèse à examiner est donc précise : un homme est objectivement un faux pape, mais il est publiquement et …Plus
Un faux pape reconnu comme vrai peut-il transmettre la juridiction à de véritables évêques ? L’error communis, le titulus coloratus, le papa putativus et la continuité de la hiérarchie catholique Introduction La question fondamentale : Si l’homme qui occupe matériellement le Siège romain n’est pas le véritable Pontife Romain, mais est néanmoins universellement reconnu comme tel, ses actes juridictionnels peuvent-ils bénéficier de la suppléance ? Et, surtout, peut-il ainsi constituer une véritable succession d’évêques possédant une juridiction ordinaire ? La question est capitale pour toute ecclésiologie qui soutient une vacance prolongée du Siège apostolique. Il ne suffit pas de montrer que certains prêtres ou évêques peuvent accomplir des actes valides en vertu de l’error communis. Il faut expliquer où se trouve aujourd’hui une hiérarchie juridictionnelle véritable. L’hypothèse à examiner est donc précise : un homme est objectivement un faux pape, mais il est publiquement et …Plus
Vatican II : une véritable révolution interne de l’Église ? Introduction — Une simple réforme pastorale ? Depuis Vatican II, une question fondamentale demeure : sommes-nous en présence d’un simple aggiornamento pastoral de l’Église catholique, ou d’un changement profond de son orientation doctrinale, liturgique, sacramentelle et ecclésiologique ? Cette question ne peut être réduite à une préférence personnelle pour l’ancienne liturgie. Le problème est beaucoup plus vaste. En quelques années, l’Église latine a connu simultanément : une nouvelle manière de se rapporter au monde moderne ; une nouvelle conception de la liberté religieuse ; une nouvelle approche de l’œcuménisme ; une nouvelle politique envers les religions non chrétiennes ; une transformation de la formation philosophique et théologique ; une réforme générale de la liturgie ; une révision de l’ensemble des rites sacramentels ; et une nouvelle conception de l’action pastorale. Il ne s’agit donc pas d’une réforme isolée. suite : …Plus
Vatican II : une véritable révolution interne de l’Église ? Introduction — Une simple réforme pastorale ? Depuis Vatican II, une question fondamentale demeure : sommes-nous en présence d’un simple aggiornamento pastoral de l’Église catholique, ou d’un changement profond de son orientation doctrinale, liturgique, sacramentelle et ecclésiologique ? Cette question ne peut être réduite à une préférence personnelle pour l’ancienne liturgie. Le problème est beaucoup plus vaste. En quelques années, l’Église latine a connu simultanément : une nouvelle manière de se rapporter au monde moderne ; une nouvelle conception de la liberté religieuse ; une nouvelle approche de l’œcuménisme ; une nouvelle politique envers les religions non chrétiennes ; une transformation de la formation philosophique et théologique ; une réforme générale de la liturgie ; une révision de l’ensemble des rites sacramentels ; et une nouvelle conception de l’action pastorale. Il ne s’agit donc pas d’une réforme isolée. suite : …Plus
Mais n'avons nous pas été avertis de très longue date par le Padre Pio ( cf. son entretien avec l'abbé Luigi Villa en 1963) que "la franc-maçonnerie était arrivée aux pantoufles du Pape" ?? Déjà au XVIIIème siècle, en France, avant la RF, il y avait 2000 religieux ou prélats franc-maçons, cf. l'ouvrage suivant très documenté saint-remi.fr/…i-siecle-repertoire-onomastique-97…, évidemment Talleyrand et Fouché, ce dernier un ancien oratorien, étaient sur la liste...
Le Christ ignorait-il réellement le jour du Jugement ? Marc 13,32 et Matthieu 24,36 à la lumière de l’Écriture, des langues bibliques et des Pères de l’Église Introduction L’une des objections les plus anciennes contre la divinité du Christ repose sur sa déclaration : « Quant à ce jour ou à cette heure, personne ne les connaît, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul. » — Marc 13,32 À première lecture, le sens paraît évident : le Père connaît le jour et l’heure, tandis que le Fils les ignore. C’est précisément ainsi que les ariens et les eunomiens exploitaient ce passage : celui qui ignore quelque chose que le Père connaît ne peut être Dieu au même titre que le Père. Mais cette conclusion ne rend pas compte de l’ensemble du témoignage biblique. Plusieurs Pères de l’Église — notamment saint Hilaire de Poitiers, saint Jean Chrysostome, saint Augustin, saint Jérôme et saint Théophylacte d’Ohrid — ont refusé d’interpréter ce passage comme une ignorance réelle du Fils …Plus
Le Christ ignorait-il réellement le jour du Jugement ? Marc 13,32 et Matthieu 24,36 à la lumière de l’Écriture, des langues bibliques et des Pères de l’Église Introduction L’une des objections les plus anciennes contre la divinité du Christ repose sur sa déclaration : « Quant à ce jour ou à cette heure, personne ne les connaît, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul. » — Marc 13,32 À première lecture, le sens paraît évident : le Père connaît le jour et l’heure, tandis que le Fils les ignore. C’est précisément ainsi que les ariens et les eunomiens exploitaient ce passage : celui qui ignore quelque chose que le Père connaît ne peut être Dieu au même titre que le Père. Mais cette conclusion ne rend pas compte de l’ensemble du témoignage biblique. Plusieurs Pères de l’Église — notamment saint Hilaire de Poitiers, saint Jean Chrysostome, saint Augustin, saint Jérôme et saint Théophylacte d’Ohrid — ont refusé d’interpréter ce passage comme une ignorance réelle du Fils …Plus
« Avant qu’Abraham fût, JE SUIS » Jean 8,58 à la lumière de l’hébreu, du grec de la Septante et du contexte biblique Parmi les paroles attribuées à Jésus dans le quatrième Évangile, peu sont aussi saisissantes que celle de Jean 8,58 : ἀμὴν ἀμὴν λέγω ὑμῖν, πρὶν Ἀβραὰμ γενέσθαι ἐγὼ εἰμί. « En vérité, en vérité,… « Avant qu’Abraham fût, JE SUIS »
« Avant qu’Abraham fût, JE SUIS » Jean 8,58 à la lumière de l’hébreu, du grec de la Septante et du contexte biblique Parmi les paroles attribuées à Jésus dans le quatrième Évangile, peu sont aussi saisissantes que celle de Jean 8,58 : ἀμὴν ἀμὴν λέγω ὑμῖν, πρὶν Ἀβραὰμ γενέσθαι ἐγὼ εἰμί. « En vérité, en vérité,… « Avant qu’Abraham fût, JE SUIS »
As a Catholic attached to the doctrine and law of the Church prior to the upheaval of the Conciliar period, I believe that a fundamental question can no longer be avoided: what exactly is the nature of the rupture that emerged with the Second Vatican Council and the reforms that followed it? This question did not originally arise within sedevacantist circles. It was formulated as early as the 1970s by bishops who were still officially in communion with Paul VI and who were precisely seeking to defend what they regarded as the traditional Catholic Church. The words of Archbishop Marcel Lefebvre are particularly significant in this regard. In 1976, he declared: “The Conciliar Church is a schismatic church, since it breaks with the Catholic Church of all time.” L’Église conciliaire et la question de la rupture